L’incontinence urinaire — ou fuites urinaires — se définit comme toute perte involontaire d’urine. Ce trouble, souvent vécu dans la discrétion, est bien plus répandu qu’on ne le croit — et il touche autant les femmes que les hommes.
En Suisse, on estime que 10 à 20 % des femmes de moins de 65 ans sont sujettes à des fuites urinaires, et plus de 40 % des hommes âgés en souffrent également. Approximativement 10 % de la totalité des femmes présentent une incontinence régulière, et ce chiffre dépasse 20 % chez les femmes de plus de 75 ans.
Pourtant, seulement la moitié des hommes et des femmes concernés consulte un médecin. En Suisse romande, une femme sur quatre ne parlerait à absolument personne de ses fuites urinaires — ni à son partenaire, ni à son médecin.
Ce silence retarde une prise en charge qui, dans la grande majorité des cas, apporte des résultats concrets et durables. L’incontinence urinaire n’est pas une fatalité liée à l’âge ou à la maternité. C’est une condition médicale reconnue, qui se traite — et la physiothérapie en est le traitement de première intention.



